La Saga des émigrants, tome 6 : L'or et l'eau
de Vilhelm Moberg

critiqué par Cuné, le 23 janvier 2006
( - 55 ans)


La note:  étoiles
Le désert
Un sixième tome aux accents déchirants, où l'on a enfin des nouvelles de Robert. C'est une silhouette métamorphosée qu'aperçoit un jour Karl Oskar, et le mutisme de ce frère revenu de sa ruée vers l'or ne va pas améliorer le peu de confiance qu'il lui accordait. Heureusement l'oreille gauche de Robert nous racontera, à nous lecteurs, toute son aventure, et c'est le coeur d'autant plus lourd que nous assisterons à la reprise de la vie commune en famille. Son épopée est tellement bouleversante, qu'on a presque peine à continuer à s'intéresser aux petits riens quotidiens de nos pionniers. Ils passent de toute façon complètement au second plan, même si on pressent que Kristina en a vraiment marre d'être si souvent enceinte et qu'elle s'use à la tâche.
Un tome qu'on referme en ayant vraiment vécu en empathie sur la California trail, assez dur...