Retour à la grande ombre
de Håkan Nesser

critiqué par Channe01, le 3 janvier 2006
( - 68 ans)


La note:  étoiles
Nouveau héros nordique pour un polar
Après Kurt Wallander de Henning Mankell et ses tendances dépressives, Erik Winter de Ake Edwardson et son vernis de gentleman qui se fissure,voici le commissaire Van Veeteren, bon vivant en dépit d’une sévère maladie et d’un optimisme déroutant.
C’est vrai que les polars nordiques nous proposent plus souvent des enquêteurs au bord de la déprime voire du suicide.
Van Veeteren avec ses problèmes de santé, tient bon la barre.
Cette première enquête qui nous est proposée en France est construite avec des flashes back. Le sujet est intéressant, les fausses pistes ne manquent pas. Une petite déception pour le final un peu abrupt.
Mais j’ai envie de suivre cet inspecteur qui n’hésite pas à franchir la limite….
J’attends la suite…
Et ainsi la justice fut rendue ... 8 étoiles

Toujours au rayon des polars polaires ...
Et toujours de quoi voyager avec encore un suédois, Hakan Nesser, qui situe son histoire aux Pays-Bas : Retour à la Grande Ombre, une enquête du commissaire Van Veeteren, une sorte de Maigret nordique, plein d'humour.

[...] - Des conseils à nous donner, commissaire ? demanda Münster lorsqu'ils quittèrent le bar.
Va Veeteren se gratta la nuque.
- Non, répondit-il. Tu l'as très bien dit : il faut aussi savoir patienter. Les poules ne pondent pas plus vite parce qu'on les regarde.
- D'où vous viennent toutes ces tournures imagées ?
- Je n'en sais rien, dit Van Veeteren, content de lui.
C'est comme ça avec nous autres, les poètes : l'inspiration nous vient sans qu'on sache comment.

Dans cet épisode, le commissaire Van Veeteren est hospitalisé ce qui nous vaut, avec ses différents adjoints, plusieurs personnages intéressants qui mènent l'enquête sous sa direction.

[...] Nous n'avons aucune preuve, insista Münster. Et nous n'en aurons pas.
- Mais il ne le sait pas.
- Il ne tardera pas à le comprendre. Ça doit lui sembler étrange qu'on ne l'arrête pas en sachant qu'il a trois meurtres sur la conscience.
Van Veeteren écrasa sa cigarette et lâcha le rideau.
- Je sais, grommela-t-il. C'est de l'intestin qu'on m'a amputé, pas du cerveau.

Mais la grande originalité de ce polar tient bien sûr dans l'étrange manière avec laquelle la justice sera finalement rendue ... mais ça, on ne peut pas vous en dire plus.

BMR & MAM - Paris - 62 ans - 8 août 2007