Astérix le gaulois (Une aventure d'), tome 06 : Astérix et Cléopâtre
de René Goscinny (Scénario), Albert Uderzo (Dessin)

critiqué par Veneziano, le 7 décembre 2005
(Paris - 46 ans)


La note:  étoiles
L'un des meilleurs de la série
Alain Chabat ne s'y est pas trompé : c'est l'un des plus drôles. Cléopâtre, envieuse de l'architecture romaine, désire que soit érigé un Palais merveilleux en Egypte et lance un défi à César. Son architecte a l'idée de contacter les prodiges gaulois pour venir à sa rescousse, car il lui a été donné un temps très court.
Mais César fait tout pour retarder les travaux, jusqu'à faire accuser d'empoisonnement nos héros.
Mais tout est bien qui finit bien. La potion magique, comme souvent, est la clé de l'énigme. Il est à noter qu'Obélix en a droit à une petite goutte, pour une fois. Le Palais est achevé à temps, et César est tenu de s'incliner. Happy end, comme d'habitude.
Cet opus est truffé de gags, qui me font rire presque à chaque fois, un peu comme Le Père Noël est une ordure. C'est un bon moment que je passe avec ce livre.
Il est d'ailleurs plus franchement drôle que le film d'Alain Chabat. Ce dernier est pas mal. Curieusement, ce sont les personnages principaux qui me font le plus rire, à savoir Edouard Baer, Isabelle Nanty et Jean Benguigui. Le trio Clavier-Depardieu-Claude Rich est assez moyen (qu'est-ce que ce dernier est allé faire dans cette galère ?), ainsi qu'Alain Chabat. Monica Bellucci est crédible en mégère impériale.

Un classique.
C'est une bonne situation ça, scribe ? 10 étoiles

Astérix et Cléopâtre est probablement un des albums les plus cultes des aventures du gaulois et je trouve que c'est amplement mérité. En effet que ce soit l'histoire, le dessin ou bien les gags nous avons affaire à un récit de très grande qualité qui fourmille de détails et de clins d’œil. Il faut bien dire qu'avec la présence d'une personnalité historique aussi prestigieuse que Cléopâtre il fallait bien un album à la hauteur de cette reine au nez si célèbre. Mais elle n'est pas la seule à se distinguer car Numérobis et Amonbofis sont également deux très bons personnages quant à l'histoire certains passages tel que celui du sphinx sont vraiment très bien trouvés.

Difficile donc de résister à la petite escapade égyptienne d'Astérix, Obélix et Panoramix qui garde un charme intact encore aujourd'hui. C'est également le seul album à avoir droit à deux très bonnes adaptations car le dessin animé est vraiment très sympathique (la passage du pudding à l'arsenic est tellement drôle) quant au film ce n'est pas étonnant que c'est celui de la série ayant eu le plus de succès car il retranscrit assez fidèlement l'humour de la bande dessinée et les acteurs sont vraiment excellents.

Koolasuchus - Laon - 34 ans - 26 janvier 2017


Astérix et Cléopatre 8 étoiles

C'est une bonne petite bande dessinée qui est comique. Les aventures d'Astérix sont très divertissantes et celle-ci l'est aussi. Ce que j'aime c'est Obélix. J'adore la naïveté du personnage. J'aime aussi les clins d’œil et les analogies par rapport à notre époque.

L'adaptation au cinéma est vraiment bien. Les gags ont été modernisés pour le bien de l'histoire.

Exarkun1979 - Montréal - 44 ans - 15 août 2011


Choc des cultures 8 étoiles

Bourré de jeux de mots, de gags visuels et sans aucune baisse de rythme, ce sixième volume d'Asterix est indéniablement réussi. Il profite du choc des cultures gauloises et égyptiennes pour nous abreuver de références culturelles détournées et d'anachronismes tous plus drôles les uns que les autres.

Cette recette sera d'ailleurs souvent utilisée dans les prochains tomes avec de nouvelles cultures et de nouveaux peuples à découvrir pour nos amis gaulois. Un bon moyen de créer des situations drôles et divertissantes.

Pour en revenir à ce tome chez les égyptiens, il réussit à mettre en valeur d'autres personnages, habitants de l'Egypte (l'architecte Numerobis, la reine Cléopâtre...) mais aussi Idéfix le petit chien d'Obélix qui tient enfin un rôle à sa mesure.

Ngc111 - - 38 ans - 28 novembre 2010


Fastueux 7 étoiles

Se faisant insulter par son amant, l’empereur César, Cléopâtre veut prouver sa supériorité en faisait construire un somptueux palais dans un délai de 3 mois. Impossible ? C’est sans compter sur l’aide de nos irréductibles gaulois.

C’est le premier tome où Idéfix joue vraiment un rôle dans l’histoire. J’ai aimé plus ma deuxième lecture que la première, j’ai plus porté attention aux détails des dessins qui rendent bien le faste de l’Égypte. Les dessins sont époustouflants, c’est rempli de jeux de mots et de clins d’oeil comiques, mais l’action est prévisible.

Nance - - - ans - 24 juin 2009


Très bon, très drôle 7 étoiles

Loin d'être ma préférée (elle l'était pourtant lorsque, à 10 ans, j'ai découvert Astérix), cette aventure du célèbre Gaulois est très drôle et fun. Pas mal de trouvailles, des gags hilarants (bien retranscrits dans le dessin animé et le film, qui sont plus délirants). Mais soyons honnêtes : ce n'est pas du tout le meilleur album. Surestimé ? Un peu.

Bookivore - MENUCOURT - 41 ans - 13 avril 2008


Un si joli nez... 8 étoiles

Je n'avais jamais lu ce tome mais j'avais vu le film.
J'ai été déçue de constater à quel point Cahbat avait été fidèle à la BD sur certains aspects.

Cela dit, ça n'enlève rien à la BD bien au contraire. C'est un très bon tome, très bien dessiné.
Même si l'effet de surprise d'une première lecture était erroné, parasité par le film.

Babsid - La Varenne St Hilaire - 37 ans - 13 avril 2008


Le film... et la BD 4 étoiles

Les deux m'ont beaucoup fait rire... Je garde un bon souvenir de cet Astérix ! même si ce n'est pas mon préféré.

Lolita - Bormes les mimosas - 38 ans - 21 décembre 2005


Mon avis... sur ce sommet de la bédé... 10 étoiles

Je sais bien que vous ne m’avez pas vu encore venir critiquer un album de cette illustre série qui pourtant a compté dans ma vie de lecteur de bande dessinée, de bédologue même serais-je tenté de dire…
Cet album, Astérix et Cléopâtre, est probablement celui que j’aime le plus. Je suis d’ailleurs en train d’écrire cette critique avec l’original à mes côtés… J’avais tout juste 9 ans quand il est sorti avec beaucoup de fracas… Astérix était devenu en quelques six ans une des bédés les plus célèbres… On peut affirmer aujourd’hui, avec un peu de recul, que ce fut bien la série phare du journal Pilote durant la première décennie. Mais revenons-en à cet album Astérix et Cléopâtre.
Je pense que c’est le plus abouti, plus exactement, un des meilleurs. Techniquement, d’abord, car les auteurs ont intégré tous les canons de cet art narratif et, du coup, c’est un véritable bonheur de le lire et le faire lire à des élèves (collège) ou des étudiants (bande dessinée, beaux-arts…).
La première planche est un chef d’œuvre à elle toute seule. Observez-la bien… Elle va nous donner toutes les clefs de lecture de l’album. Cléopâtre est le personnage central. Elle est debout, occupe l’espace, monopolise la parole, dégage une énergie maximale. Quand vous regardez la vignette où elle est seule et en gros plan, vous comprenez que tout va se dire : Je te prouverai, moi, ô César, que mon peuple a gardé tout son génie ! Dans trois mois, jour pour jour, je t’aurai fait construire un palais somptueux, ici, à Alexandrie ! Tout y est, l’album vient d’être résumé… Quel génie pour Goscinny qui tout en livrant l’essentiel veut nous délivrer un ultime message initial… Oui, nous avons bien compris quel était l’objet de l’album, la construction d’un temple pour Jules César… Mais qui sera le gentil de l’album ? C’est Cléopâtre, puisque, quand elle nous livre son message capital, elle regarde dans le sens positif, c’est à dire vers la droite… Qui sera le perturbateur ? Jules César, celui qui se comporte mal depuis la première vignette : il est chez la reine Cléopâtre, mais c’est lui qui est allongé sur le lit… et, surtout, c’est lui qui sort du palais en sens inverse des conventions de la bédé, en marchant de la droite vers la gauche…
Mais puisque tout est dit, ou semble dit, quelle peut bien être la place de nos amis gaulois… Aider Cléopâtre ? Banal, on sait bien qu’ils sont contre le vieux Jules, mais quand même… Alors…
Effectivement, dans cette série, chaque album, du moins au début lorsque René Goscinny était au sommet de son art, a un rôle, une place dans la fresque générale… Astérix et Cléopâtre est celui de l’initiation d’Obélix à la potion magique. Certes, quand il était petit, il est bien tombé dedans, mais il ne s’en souvient pas… Seuls les romains, eux, s’en souviennent après chaque rencontre !
Donc le moment le plus important de l’album, est l’instant où Panoramix, devant le danger, décide de donner trois gouttes du breuvage magique gaulois à Obélix… Et vous avez vu quand ça se passe… Au milieu de l’album, au cœur d’une pyramide… Obélix est devant Panoramix, il est comme adoubé par le sage druide (regardez bien la vignette en question) et cela en présence du « parrain », Astérix, celui qui connaît le produit et ses effets, celui qui a déjà été initié…
Bravo Goscinny pour cet album hors normes si bien écrit, si admirablement construit… Tout le reste n’est que bonheur, plaisir et rigolade… Mais n’oublions jamais que les aventures d’Astérix sont bien autre chose qu’une simple galéjade…
Comment pourrais-je donner moins de cinq étoiles… Allez, 5.5 étoiles… Ah ! Si seulement on pouvait classer certains ouvrages dans une catégorie que l’on nommerait « Hors catégorie » comme certains cols du Tour de France…
Et dire que cet album vient de fêter ses quarante ans !!!

Shelton - Chalon-sur-Saône - 68 ans - 18 décembre 2005


Mon premier 10 étoiles

Mon premier Astérix à l'age de 6 ans : il est simplement super. l'album avec la visite de l'Egypte est magnifique.

Alain07 - - 65 ans - 8 décembre 2005


Très bon 8 étoiles

Ce n'est pas mon préféré d'Astérix, mais effectivement, il est très bon. Le film est en fait la version réactualisé... Dans les bonnes prestations du film, notons celle de Dieudonné en centurion romain. Dans le film, Joey Starr aurait du jouer le rôle de l'égyptien "Niklapolis" mais des petit soucis l'en ont empêché... La BD est excellente cependant, mais il ne fait pas oublier non plus le dessin-animé qui a été fait à partir d'elle (ou le contraire plutôt ?) avec le délire d'Obélix en manque de sanglier et le show de Amonbofis et son complice (Tournevis ?) lors de la confection du pudding à l'arsenic.

Enzo - - 54 ans - 8 décembre 2005