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Un léger passage à vide
de Nicolas Rey
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
critiqué par Nothingman, le 26 février 2010
(Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 30 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 9 avis)
Cote pondérée :  (21 525ème position).
Visites : 709
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Du whisky au Coca light
Après quatre ans d'abstinence, Nicolas Rey nous revient avec un roman autofictionnel où il nous livre ses tranches de vie, mélange de mauvaises passes et de moments dingues comme il le dit lui-même dans la quatrième de couverture.
"Même pas mort, je vais bien", lâche l'auteur au milieu du livre après son léger passage à vide. Et pourtant, on peut dire qu'il a eu chaud. "Je suis à trois grammes de cocaïne par jour. Je bois dès le réveil. Je m'enfile douze Xanax 50 milligrammes et sept Stillnox toutes les 24 heures. Je vous fais grâce des digestifs et de la codéine. Tout va presque bien". Tel était le quotidien de ce dandy parisien avant d'effectuer une cure de désintox. Là, un médecin: "J'ai deux mauvaises nouvelles. La première,vous ne devez plus jamais boire. Même un peu. Même de temps en temps. Donc, n'oubliez pas, plus une goutte d'alcool jusqu'à votre décès! La deuxième: la rechute se produit dans 80% des cas.. On se revoit la semaine prochaine pour évoquer la cocaïne et les médicaments." Tout est dans ce passage plein de cynisme et d'humour noir. Une grande qualité chez cet auteur. Et il passe donc du whisky, boisson dont il était adepte et de laquelle il fait un vibrant éloge dans la première moitié du livre - "Le whisky ressemble à du miel sur une angine, un mélange de douceur et de force, de l'énergie solaire liquide totalement recyclable" - au Coca light qu'il s'envoie par canettes entières après sa cure.
Sa cure est aussi un prétexte pour évoquer un avant (les difficultés du couple, l'arrivée d'un enfant, la tyrannie des convenances,...) et un après (comment faire pour vivre quand on n'a pas su conserver sa femme et son fils près de soi, la paternité malgré tout,...).
On retrouve avec plaisir l'écriture et le style tout en urgence de Nicolas Rey, comme si l"'équipe de Barcelone déploie une attaque". Sauf qu'avec le Barça, dans 80% des cas, ça finit au fond, tant leur jeu est empreint de réalisme. Au contraire de l'auteur qui, même si c'est voulu, reste dans la superficialité, là où on aimerait qu'il aille au bout des choses, un peu plus en profondeur. Ne boudons cependant pas notre plaisir. Il s'agit d'un joli et léger moment de lecture. Mais loin d'être un passage à vide.
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| Les éditions |
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Volume |
Editeur/Collection |
Pages |
ISBN/ASIN |
Parution |
Amazon |
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Un léger passage à vide |
Au Diable Vauvert
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181 |
2846262209 |
2010-01-05 |
go
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| Les critiques éclairs (8)
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| Un long passage à vide |
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Le titre résume très bien la situation pour le lecteur "un léger passage à vide" , heureusement pour nous uniquement 180 pages. Jai rarement lu un livre aussi désolant, sans style, sans réflexion, le milieu très parisien, petit bobo.
J'ai fini cette lecture car je suis membre d'un jury et que ce roman est sélectionné.
Dudule (, Inscrite le 11 mars 2005, 46 ans) - 13 avril 2010 |
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| Une chronique d'une vie décomposée |
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Ou plutôt une successions de chroniques d'un quotidien partagé entre l'alcool, les médocs et la coke, puis la prise de conscience qu'il doit se reprendre en main s'il veut voir grandir son gosse et enfin la rédemption une fois libéré de ses démons... Sans prétentions certes mais non sans intérêts...
Amnezik (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 42 ans) - 8 avril 2010 |
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| Belle couverture, pâle contenu. |
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Livre qu'un ami m'a prêté. Le style est facile, et se lit à la volée. Il manque vraiment quelque chose. Rien ne semble utile à narrer dans cet ouvrage, que beaucoup d'autres auraient pu écrire, pour peu qu'ils aiment l'alcool et la coco et qu'ils aient eu des amis dans le milieu de l'édition.
Quelques passages divertissants, mais pour 17€, c'est du vol.
Choca (, Inscrit le 19 mars 2010, 23 ans) - 20 mars 2010 |
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| Léger et vide... |
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Nicolas raconte Rey, sa vie, son ennui, son spleen, ses défonces, sa dépendance à l'alcool, aux médicaments et à la cocaïne. Il sort d'une cure de désintoxication qui semble avoir réussi et vient d'avoir un enfant. Sa femme, sans doute lassée du personnage, l'a quitté mais il en a trouvé une remplaçante qui a fini par partir « faire le point à New-York »...
Ce livre n'est absolument pas un roman, mais plutôt une sorte de journal intime fait de courtes descriptions souvent très superficielles de petites tranches de la vie d'un bobo parisien. Tout cela est donc léger et presque aussi vide que son titre. Et on peut passer à autre chose sans difficulté. On a de la peine à s'intéresser à ce personnage finalement égoïste et nombriliste. Aussitôt lu, aussitôt oublié.
CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 52 ans) - 19 mars 2010 |
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| Sympathique |
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Tout d’abord, ce n’est pas un roman à proprement dit. Un roman, s’installe dans l’espace et dans le temps. Une intrigue se dessine, et dépose son influence tout au long des scènes. Petit à petit. Chez Nicolas Rey, rien de tout ça. L’intrigue c’est sa vie. Une vie difficile, qu’il nomme ironiquement un léger passage à vide. Car cet homme là est alcoolique. C’est ce point qui sera principalement développé tout au long du livre. Cette décadence si chère à certains auteurs contemporains, sur laquelle ils jouent, avec laquelle ils dansent, dans laquelle ils se complaisent. Autant dire tout de suite qu’ici, ce n’est pas le cas.
Ce livre découpé en chroniques (Nicolas Rey est un chroniqueur) raconte des bribes de vie, la sienne ; des morceaux de vie découpées avec un esprit lucide et aiguisé : son nouveau rôle de père, sa cure de désintoxication, ses amis.
Il faut bien le dire : sa plume est efficace, c’est là tout l’intérêt du livre. Les phrases sont simples, mais claquent suffisamment pour rendre la lecture agréable. Le style du chroniqueur est concis, taillé pour amener au lecteur l’essentiel. Le rythme lent du début s’estompe doucement, pour atteindre un rythme de croisière guère plus rapide. On se surprend à tourner les pages pour savoir la suite. Les lignes résument ce qui s’apparente à des scènes, là où un roman les développerait plus longuement. Et ça marche d’autant plus que l’ironie caractéristique de l’auteur reste présente, éparpillée pour décrocher un sourire au lecteur de temps en temps.
On en vient parfois à se demander si l’écriture de ce livre n’était pas une sorte de seconde thérapie. La théorie de l’écrivain qui se libère par l’expression de ses vices semble trouver aisément sa place ici. A-t-on vraiment besoin d’en faire part à la Terre entière, là est la question.
A qui s’adresse ce livre ? A tous ceux dont Nicolas Rey a su attirer l’attention. A ceux qui trouveront une résonnance dans son histoire, aux nostalgiques de leur propre cure, aux alcooliques souhaitant s’en tirer, ou bien aux cyniques qui s’attardent sur le malheur des autres. Pour finir, je citerai Nicolas Rey lui-même disant la chose suivante : « Un libraire m’a appris un jour qu’il fallait laisser trois chances à un livre. Il faut l’ouvrir trois fois, à trois endroits différents, et lire une phrase à chaque fois. Si les trois vous plaisent, il faut l’acheter. ». La suite vous appartient. Pour ma part, cette première rencontre avec l’auteur ne sera pas la dernière.
Sforza (Bagnols sur cèze, Inscrit le 4 décembre 2009, 21 ans) - 18 mars 2010 |
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| Pas le meilleur mais....! |
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Ce livre n'est certes pas le meilleur de Nicolas Rey mais de là à le pendre haut et court aux poteaux de certaines critiques, non! Ce n'est après tout qu'un livre et il n'y a là aucun crime de commis.
Au travers de ce livre Nicolas Rey garde son style et nous prend par la main pour nous conduire sur les chemins de ce début de vie dissolu qu'il a brûlé de bien des manières. C'est une expérience pour lui mais aussi pour le lecteur, l'on se brûle vite les ailes à chercher l'ivresse de la vie sur des terrains plus boueux qu'une tourbière et l'on en revient dans un état qui fait regretter les chemins empruntés.
Ce livre sera peut être une charnière dans sa carrière ou (ce que je n'espère pas) le chant du cygne.
J'aime l'homme et j'aime aussi les sentiments qu'il laisse passer dans ses écrits......
Spirit (Ploudaniel/BRETAGNE, Inscrit le 1 février 2005, 50 ans) - 16 mars 2010 |
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| Vide |
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Des phrases courtes sans style. Des réflexions prétentieuses. Bref, un ennui total.
Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 41 ans) - 5 mars 2010 |
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| encore trop de nombril ! |
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Si chacun s'épanchait sur ses malheurs personnels, les libraires seraient champions du monde en body-building à force de trimballer des cartons de brouets autofictionnels. Non, Nicolas Rey n'est pas un écrivain, c'est tout au plus un habile metteur en scène de son petit ego affamé. Un écrivain a un imaginaire, il doit se projeter dans la peau d'un autre et le faire vivre de telle sorte que le personnage de fiction soit crédible. Ici, rien de tel. C'est du Angot un peu plus viril et on se demande d'ailleurs s'il n'a pas avalé toutes ses saloperies pour se donner une idée de bouquin...
Poil2plume (Strasbourg, Inscrite le 5 février 2010, 47 ans) - 2 mars 2010 |
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